Le quai J.J. Rousseau et le quartier des Etroits
AGIR-La Mulatière avec Christine Baud, Alain Dorieux et Mireille Bonnet élus de « Solidarité, Participation, Ecologie a rencontré les riverains le jeudi 20 janvier 2011 au restaurant « Le Rousseau »
Cette réunion rassemble 24 personnes dont 16 riverains, hommes et femmes, venant des 2 cotés de l’éboulement ;
ce chiffre important et la vivacité des débats, montrent à quel point les habitants du quai ont besoin de s'exprimer sur leurs difficultés, alors qu'ils ne sont jamais consultés ou informés par la Mairie.
Nous abordons un certain nombre de questions qui sont toutes aggravées par la fermeture du quai dont nous parlerons en dernier.
Les riverains se sentent presque étrangers à la Mulatière : c'est à Perrache qu'ils vont faire leurs courses ou fréquentent des services : la possibilité d’un rattachement à Lyon est brièvement évoquée. La fréquentation du Centre Social de la Mulatière est exceptionnelle, les parents qui ont des enfants scolarisés sur la commune ont beaucoup de difficultés de transport, de surcroît les horaires de la navette ne coïncident pas avec les rythmes scolaires.
Même le déneigement ne se fait plus le renouvellement des poubelles fait problème. Signalée une gêne importante causée par la prostitution, le trafic de drogues, des personnes agressives….
Un intervenant signale que le quai se dégrade et « glisse vers la Saône » : une portion de parapet est tombée dans la rivière ; l'entretien des bordures du quai est abandonné et des arbustes poussent entre les pierres.
Beaucoup pensent que le passage de camions, bus bruyants etc… a ébranlé le soutènement du quai et la colline d’où nécessité impérieuse d’une limitation de vitesse à 30 Km/h et d’un transport en commun silencieux
La perspective de la construction d’une passerelle vers le nouveau quartier de la confluence inquiète énormément par le risque d’ « intrusion » de fêtards etc…
C'est évidemment la fermeture du quai depuis 2 ans, qui exaspère les riverains et ce sujet donne lieu à des propos très animés. Certains ont écrit à la Mairie de La Mulatière et à celle de Lyon, pas de réponse de Lyon. Ils sont unanimes à souhaiter une ré -ouverture du quai d’abord provisoire, mais pas sous n’importe quelle forme.
A la suite de la discussion émergent deux propositions qui sont mises aux voix.
Proposition 1
Une seule voie est ouverte sur le quai, protégée par des gabions à la hauteur de l'éboulement, mais elle n'est ouverte qu 'aux « modes doux » ainsi qu'aux transports en commun et véhicules d'utilité publique
Proposition 2
Réouverture « a minima » avec une seule voie ouverte sur le quai, cette voie étant isolée de l'éboulement par des gabions bien adaptés. De part et d'autre de l'éboulement, des feux alternatifs règlent le trafic qui devra respecter une limitation de vitesse contrôlée par des radars ou des ralentisseurs ; passage d’un transport en commun, des modes doux et des voitures.
La proposition 1 recueille 9 voix
la proposition 2 en recueille 7
En solution pérenne, un déclassement de la voie est souhaité pour permettre de limiter l’accès aux riverains par un système de code ou de badge
La réunion se termine par un pot amical.
La réunion étant terminée, nous avons discuté avec le propriétaire du restaurant qui n’avait pas participé bien que très concerné ; il nous a dit « si le quai rouvre comme avant, je vends dans le mois qui suit »
Alain Dorieux a interrogé M. le Maire au conseil municipal du 24 janvier ; réponse : on discute avec le Grand Lyon, on ne peut rien faire de plus.