Au Conseil Municipal du 05 juillet 2010
Vous devriez trouver l’ordre du jour ainsi que les rapports sur le site de la commune.
De ce Conseil Municipal nous (public) avons retenu :
La présence d’une correspondante de presse.
Est-ce du à la demande écrite auprès du Progrès, de Christine BAUD ?
Quoiqu’il en soit c’est une bonne chose car les délibérations du Conseil Municipal doivent être rapportées aux mulatins afin qu’ils puissent connaître les faits de tous leurs conseillers (c’est d’ailleurs ce qu’AGIR fait avec volonté et ses moyens).
1) AFFAIRES TRAITEES par Monsieur le MAIRE
Décision prise par M. le Maire de mettre en Location le garage n° 9 et le garage n° 13
Mireille BONNET intervient avec ces questions :
Quel est le montant d’une location ?
Combien de garages mis en location ?
Quels bénéfices la mairie de La Mulatière en obtient-elle ?
Le Maire et ses adjoints ne peuvent pas de suite donner de réponses.
Le Conseil Municipal en prend acte : il n’y a pas de votes.
2) SUBVENTIONS
Mireille BONNET interroge sur les 400 euros sollicités par l’ECM, somme qui servirait en fait à couvrir des frais d’apéritif.
Pour elle et les 4 autres conseillers élus de la liste Solidarité Participation Ecologie, une subvention doit être d’abord motivée, puis accordée par le Conseil Municipal lorsqu’elle apporte une aide à une ou des activité(s) liée(s) à de véritables intérêts pour les mulatins et/ou pour la commune.
Notre Conseil Municipal vote pour accorder cette subvention sauf 3 élus qui s’abstiennent.
Il donne à l’unanimité un avis favorable aux versements des autres subventions demandées.
3) CONTRAT EDUCATIF LOCAL : ACTIONS pour l’année 2010 - 2011
Alain DORIEUX intervient avec cette question : est-ce qu’on pourrait avoir un jour un tableau avec les intitulés correspondant aux contenus ?
Dans le cas présent, une colonne a pour intitulé : Coût total. On comprend qu’il s’agit de dépense, mais pour qui ?
Puis Mireille BONNET intervient avec cette remarque : cette question récurrente d’Alain m’amène, encore une fois, à vous faire remarquer que ce n’est jamais assez clair, assez détaillé. Il nous faut vous questionner pour pouvoir en toute connaissance voter ce que vous proposez au Conseil Municipal. Nous ne voulons pas nous contenter de telles présentations.
Pour réponses, le Maire renvoie à ce qui se passe en commission : c’est discuté, expliqué en commission.
Tout cela n’empêche pas notre Conseil Municipal d’autoriser le Maire à solliciter ces 03 subventions.
A noter les 5 abstentions, celles des élus de la liste Solidarité Participation Ecologie.
4) CREATION d’un POSTE REDACTEUR
Le 1er août, prise de fonction, en CDI, d’un cadre intermédiaire qui aura entre autres pour charge la gestion du service scolaire. Cette embauche n’augmentera pas pour autant le nombre d’agents municipaux ; un départ à la retraite va avoir lieu le 1er septembre.
A l’unanimité le Conseil Municipal vote pour ce recrutement.
5) ATTRIBUTION d’une INDEMNITE de conseil au TRESORIER PRINCIPAL du centre des FINANCES PUBLIQUES d’OULLINS
L’attribution d’une indemnité au nouveau trésorier principal d’Oullins, monsieur CHAUCHOT, en contre partie de prestations de conseil et d’assistance en matière budgétaire, économique, financière et comptable est proposée par monsieur le Maire, à hauteur de 50 % des 900 euros annuel maximum.
Monsieur MULLER prend la parole pour déclarer : « je fais la proposition de ne pas cautionner cette sollicitation. Il est déjà payé par l’état 35 heures par semaine, si il les fait, or ses conseils il les réalise pendant son temps de travail. » A noter dans ces propos l’ironie et le mépris pour les fonctionnaires !
Seul le Maire vote pour cette attribution.
Deux conseillers s’abstiennent et tous les autres membres du Conseil Municipal votent un avis défavorable au versement d’une indemnité.
6) Installations classées : ENQUETE PUBLIQUE SNCF – TECHNICENTRE d’OULLINS
Propos de Monsieur MULLER : il est anormal qu’une installation industrielle de cette importance n’ait pas d’autorisation d’exploitation conforme aux normes de maintenant.
Je n’ai relevé qu’une seule remarque sur le cahier de l’enquêteur.
Alain DORIEUX déclare : je n’étais pas informé de cette enquête. Pourquoi ne pas avoir averti au moins les conseillers municipaux ?
Madame DECHAMPS : tout a été fait dans les règles. C’était d’ailleurs annoncé sur le site, en plus des panneaux.
A l’unanimité le Conseil Municipal vote contre un avis favorable à titre de régularisation sauf Christine BAUD qui vote pour.
7) BIENNALE de la DANSE
Le défilé aura lieu le 12 septembre 2010 à Lyon.
La Mulatière, l’ARBRESLE et SAINT GENIS LAVAL ont décidé de signer une convention dans le cadre de ce projet en commun.
A noter que La Mulatière versera une participation de 15 000 € à SAINT GENIS LAVAL, commune désignée comme porteur du projet.
Mireille BONNET exprime le souhait d’avoir, à l’exemple de ce sujet, une claire présentation de la demande de subvention chaque fois qu’on doit en voter une.
Le Conseil Municipal donne à l’unanimité un avis favorable au versement de 15 000 €.
8) QUESTIONS DIVERSES
Le quartier du Roule a fait l’objet de joutes oratoires : les 5 élus de la liste Solidarité Participation Ecologie ont d’abord rappelé la dégradation générale qu’on peut y trouver,
puis qu’une intervention ponctuelle, aussi impressionnante soit-elle, de la police nationale ne résoudra pas les états de faits anormaux qui eux perdurent, ...
Les conseillers municipaux qui gèrent la mairie discourent sur « comment on en parle de ce quartier », « sur la communication ».
A la question de Christine BAUD, pourquoi Monika THOMAS n’a-t-elle pas été intégrée à sa demande, à la réunion de juin, la réponse fut : il n’y a que quelques adjoints et le Directeur des Services.
Nous constatons que malheureusement le « quoi y faire » est le grand absent de ce débat voulu par les 5 élus de la liste Solidarité Participation Ecologie.
Monika THOMAS aborde un autre sujet sur le quotidien de mulatins sinon il aurait été, lui aussi, absent des discussions de ce Conseil Municipal : celui de la suppression de la navette scolaire du Grand Cèdre au quartier du Confluent.
Elle questionne le Maire sur le pourquoi et le comment d’une telle décision.
Réponses entendues : « Ce n’est pas la suppression d’un service, c’est la suppression d’un moteur. » « C’est aussi pour lutter contre l’obésité des enfants. »
Une pétition contre l’annulation soudaine de cette navette a circulé; elle porte par ailleurs la signature de soutien d’une conseillère municipale de la majorité, mais n’est jamais arrivée en mairie !!!
Monsieur MULLER déclare qu’il y a une prise de conscience qu’il faut confirmer : on ne peut pas être pour la charte municipale de développement durable et contre cette décision.
Christine BAUD déclare : « Une décision de cette importance aurait pu et du être prise en Conseil Municipal.»
Monsieur MULLER annonce que la rue Clément Mulat sera mise en sens unique dans le sens ouest - est à la prochaine rentrée scolaire.
Nouvelle intervention des élus de la liste Solidarité Participation Ecologie, cette fois encore sur l’éducation, avec lecture par Monika THOMAS du texte suivant :
L’EDUCATION SUR LA COMMUNE
A la Mulatière, comme le laissaient prévoir les rafales de « réformes » et « mesures » du gouvernement Sarkozy, le service public d’éducation se dégrade :
Ecole maternelle : suppression de la scolarisation des moins de 3 ans, qui touche en priorité les milieux fragilisés
(11 inscriptions ont été refusées cette année sur la commune). Les « jardins d’éveil » et autres lieux d’ «accueil petite enfance » dont le gouvernement UMP fait la promotion en prétendant « diversifier l’offre aux familles » (lesquelles, et à quel prix ?) ne peuvent en aucun cas se substituer au service éducatif gratuit et de qualité fourni auparavant.
Ces structures payantes font par ailleurs elles-mêmes l’objet, au plan national, de restrictions budgétaires qui inquiètent les professionnels et les familles (voir les actions récentes du collectif « Pas de bébés à la consigne »).
Ecole primaire :
- suppression confirmée du ¼ de décharge accordé à titre temporaire (et anecdotique ?) à la directrice pendant une durée d’un an. D’où un déficit de temps préoccupant à consacrer aux nombreuses familles cumulant les difficultés.
- appel de la psychologue scolaire à un renforcement de la présence de l’équipe RASED sur la circonscription. Comme nous le savons tous, les moyens ont été sévèrement menacés, puis provisoirement maintenus, mais demeurent notoirement insuffisants pour les besoins existants sur de nombreux établissement publics du secteur, dont La Mulatière. Nous attendons la décision de l’académie suite à la réunion des directeurs d’écoles du 30/6.
- suppression, sans concertation avec les intéressés ni consultation des élus et enseignants, de la navette du soir entre école du Grand Cèdre et quartier du Confluent. Une mesure perçue comme stigmatisante par une partie des habitants et enseignants, qui a déjà entraîné depuis une ou deux désertions du public vers le privé, et dont nous demandons la suspension tant qu’une concertation entre habitants, enseignants et élus n’aura pas eu lieu.
- menaces sur la 9e classe ouverte l’année dernière. Dans la meilleure hypothèse, il manquerait 5 élèves pour la maintenir. Résultat : des effectifs par classe de 26 à 28, bien trop lourds étant donnée la forte proportion d’élèves en difficulté d’apprentissage et de comportement.
- départ de 3 des enseignants « piliers » de l’école, imputables pour une bonne part à l’usure consécutive aux conditions d’enseignement, ce qui va fragiliser une équipe et une école qui doivent faire face à toujours plus de problèmes, avec toujours moins de moyens.
- diminution de 30 % les heures d’intervention de l’éducateur physique et sportif. Ce recul de la municipalité face aux injonctions de l’inspectrice, au nom du « respect des textes », que nous avons vigoureusement combattu en commission scolaire, entraînera une diminution de la présence adulte dans l’école dans un contexte de fragilisation et de difficultés croissantes. Pourquoi ne pas suivre l’exemple de municipalités voisines comme Caluire et Francheville, qui ont fait le choix politique fort de maintenir des présences éducatives fortes en école publique, quitte à s’opposer à des directives nationales qui sont en contradiction avec une mission éducative de qualité pour tous (une mission de moins en moins assurée par l’état, doit-on le rappeler, et que les collectivités territoriales doivent compenser comme elles le peuvent). Bien sûr, comme la suppression de la navette scolaire, c’est l’occasion de faire des économies (mais sur le dos de qui ?) au moment où le chef de l’état et le ministère de l’éducation nationale nous imposent, par la voix du préfet, des dépenses supplémentaires au bénéfice d’un réseau puissant d’ écoles privées (Assomption Bellevue), et, pour faire un énième cadeau aux « entrepreneurs » , des baisses dramatiques de recettes (suppression de la taxe professionnelle).
Nous demandons également la suppression de cette mesure de réduction du temps d’intervention de l’éducateur sportif.
Collège : déséquilibre grandissant entre les offres publique et privée sur le secteur. Nous constatons que la suppression du collège public de la commune n’a pas « profité » aux collèges publics voisins, difficiles d’accès ou en voie de « ghettoïsation », qui continuent à voir fondre leurs effectifs car peu attractifs pour les familles de La Mulatière : sur plus de 40 élèves de CM2 de l’école publique de la commune, seuls 7 se sont inscrits au collège Brossolette à la rentrée prochaine. Une véritable hémorragie du public vers le privé qui s’accentue d’année en année et démontre clairement le lien qui existe entre désengagement de l’état et extension du secteur privé.
Ados et jeunes adultes : aggravation des incidents, trafics et incivilités. Pour les jeunes, scolarisés ou non, plus ou moins « désoeuvrés », sans emploi et issus de familles en difficultés dont nous observons les dérives depuis longtemps, il a malheureusement fallu attendre cette dégradation annoncée dans la vie de quartier autour du Square Saint-Exupéry pour que l’embauche d’un éducateur de rue, réclamé à titre préventif depuis des années par la gauche mulatine, soit enfin envisagée. Nous espérons qu’elle sera confirmée dans les tout prochains jours.
En conclusion, nous plaidons pour une vision politique plus courageuse en matière d’éducation sur la commune, qui s’inscrive dans une démarche de prévention plutôt que de remédiation, et certainement pas d’économies au détriment des besoins fondamentaux. Courage et prévention d’autant plus nécessaires à La Mulatière que les décisions prises, au plan national, par les équipes de M. Sarkozy ont déjà et auront des impacts de plus en plus sévères sur la vie quotidienne des nombreux mulatins défavorisés, en particulier au niveau de la jeunesse. Nous en voulons pour preuve la récente et exceptionnelle prise de position du syndicat des inspecteurs d’académie (avril dernier) : dans une lettre au ministre, ils s’élèvent contre une politique guidée par le principe « des économies à effet immédiat » qui, en matière d’éducation, engagerait notre société dans « un processus très coûteux pour l’avenir ». Nous ne pouvons que souscrire à cette analyse, et partager cette inquiétude.
Aucun commentaire n’a été exprimé, aucun propos, rien du tout.
Christine BAUD prend à son tour la parole pour questionner le Maire sur le devenir du mur bombé, fissuré et de soutènement de la cour de la mairie, le long d’un chemin qu’utilise des enfants avec ou sans leurs parents pour se rendre aux écoles du Grand Cèdre.
Pour réponses, le Maire assure le Conseil que ce fait a déjà été pris en considération :
« On s’en est occupé. On l’a mis au budget. »
« Ne soyez pas inquiet : on l’a mis au budget. » La réponse nous paraît peu appropriée au problème soulevé. Nous aurions dû entendre, « des témoins ont été posés pour mesurer le risque » Nous, public, ne connaissons toujours pas le futur de ce mur !!!
Autre sujet d’étonnement et d’incompréhension, lors de la réponse à la question posée par l’Opposition concernant l’installation des chicanes demandées cet hiver en conseil municipal. Lors du conseil de mai 2010, M. MULLER répondait que la commande avait été passée. Ce soir, Mme OLRY et M. MULLER précisent que le devis était reçu et étant donné son montant, cette dépense sera inscrite au budget de 2011. Pendant ce temps-là, le chemin de Navarre qui dessert l’école du Grand Cèdre ne sera toujours pas sécurisé. A moins que le mur de soutènement ne s’éboule, il y aura alors un barrage naturel et gratuit ! (voir la question ci-dessus)
Puis Christine BAUD annonce qu’elle relaye une remarque et une demande d’un mulatin auprès de madame FRECHETTE concernant la MDR (Maison du Département installée à l’angle du « Grand L »).
Cette adjointe au maire semble se réveiller en entendant son nom puisqu’elle annonce : on en est où ?
Devant une telle attitude, un auditoire aussi peu attentif aux débats, ou des réponses dérisoires, Christine BAUD prend la décision de mettre fin de suite à sa présence à ce Conseil Municipal en se retirant.
Le Conseil Municipal du 05 juillet 2010 est clos par monsieur le Maire sur ce départ.
Le prochain Conseil Municipal de La Mulatière aura lieu le 27 septembre 2010.